La programmation en Scilab

21 avril 2006 |

Source : Université de Nancy
Date : 23 juin 2000
Auteur : Bruno Pincon

Scilab , en dehors des primitives toutes prêtes (qui permettent avec les instructions matricielles, une programmation très synthétique proche du langage mathématique, du moins matriciel) dispose d’un langage de programmation simple mais assez complet. La différence essentielle par rapport aux langages habituels (C, C++, Pascal, …) est que les variables ne sont pas déclarées : lors des manipulations précédentes nous n’avons à aucun moment précisé la taille des matrices, ni même leurs types (réelles, complexes, …). C’est l’interprèteur de Scilab qui, lorsqu’il rencontre un nouvel objet, se charge de ce travail. Cette caractéristique est souvent déconsidérée (avec raison, cf l’ancien fortran) d’un point de vue génie logiciel car cela peut conduire à des erreurs difficilement repérables. Dans le cas de langage comme Scilab (ou MATLAB) cela ne pose pas trop de problèmes, car la notation vectorielle/matricielle et les primitives toutes prêtes, permettent de restreindre considérablement le nombre de variables et de lignes d’un programme (par exemple, les instructions matricielles permettent d’éviter un maximum de boucles). Un autre avantage de ce type de langage, est de disposer d’instructions graphiques (ce qui évite d’avoir à jongler avec un programme ou une bibliothèque graphique) et d’être interprêté (ce qui permet de chasser les erreurs assez facilement, sans l’aide d’un débogueur). Par contre l’inconvénient est qu’un programme écrit en Scilab est plus lent (voire beaucoup plus lent) que si vous l’aviez écrit en C (mais le programme en C a demandé 50 fois plus de temps d’écriture et de mise au point…).

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